Le 13 août dernier, l’Orchestre symphonique lançait la 12e édition de son festival La Virée classique, toujours à l’Esplanade du Parc olympique. Ce concert d’ouverture, placé sous le thème de la Nature spectaculaire, accueillait un vaste public sous un ciel dégagé. Une nuée d’oiseaux, dans une formation en V, s’est jointe à l’interprétation de l’air de Gounod, « Ah Lève-toi, soleil! », illustrant un peu plus le ravissement devant le spectacle charmant de la nature. Pour l’occasion, l’OSM s’était attiré un invité de marque : le ténor Pene Pati, que certains comparent à Pavarotti. Disons-le tout de suite, le chanteur était…
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La clôture, du polyvalent Mathieu Quesnel, fait mouche. La comédie est divertissante et efficace. À voir au Centre de création Boisbriand, jusqu’au 23 août. Connaissez-vous le Petit Théâtre du Nord ? Cette compagnie des Basses-Laurentides produit depuis 25 ans du théâtre inédit. Après avoir joué les textes de Sarah Berthiaume, Simon Boulerice et Catherine Léger, les quatre comédiens fondateurs du Petit Théâtre du Nord ont demandé à Mathieu Quesnel d’écrire la pièce de cette année et il en signe aussi la mise en scène. Les bonnes clôtures font de bons voisins, dit-on. Mais quand votre voisin décide d’abattre la haie qui sépare son terrain du votre,…
Avec sa distribution hors pair et ses textes remarquables, la comédie musicale Chicago est le spectacle à voir cet été. Chicago – La comédie musicale, présentée à L’espace St-Denis jusqu’au 27 juillet, au Théâtre Capitole à Québec du 9 au 31 août et à Gatineau du 10 au 21 septembre. Cinquante ans de succès Créée par John Kander, Fred Ebb et Bob Fosse, ovationnée dans plus de 38 pays et 525 villes, la comédie musicale Chicago a vu le jour il y a cinquante ans. La production de 1996, qui s’est mérité six Tony, deux Olivier et un Grammy et qui tient encore l’affiche à New York, prolonge la vie…
La BD Paul à la maison est une incursion dans la vie intime de son auteur Michel Rabagliati et sa transposition à la scène est tout simplement charmante. À voir absolument au Théâtre Jean Duceppe jusqu’au 22 juin. Michel Rabagliati a conquis les lecteur·ices du monde entier. Paul à la maison est le neuvième album de la série quasi autobiographique Paul, débutée en 1999. Paul à la maison raconte de façon intime la vie du bédéiste, quinquagénaire depuis peu. Paul traverse une phase pénible: tous ses repères semblent s’effondrer. Sa femme l’a quitté, sa mère se meurt d’un cancer, sa fille adorée grandit et veut partir au loin… Il est…
Playground : j’aime beaucoup ce que je vois revisite avec brio des œuvres issues des mouvements artistiques Gutai et Fluxus, qui ont bouleversé l’art contemporain après Hiroshima. À voir à L’espace Transmission, jusqu’au 9 juin. Olivier Kemeid retourne aux racines de la performance en offrant un texte qui en rappelle et reprend les concepts. Le mouvement artistique Gutai est un art éphémère et concret qui prend son essor dans le Japon de l’après seconde guerre mondiale. Il accorde une place essentielle aux œuvres in situ et le metteur en scène Frédéric Dubois utilise d’ailleurs L’espace Transmission, qui est un ancien atelier garage,…
Comment, dans notre culture où la mort reste souvent cachée, l’art peut-il aider à surmonter un deuil ? En réponse, le merveilleux Un-nevering de la chorégraphe Thea Patterson esquisse une œuvre forte et inventive. À l’Espace Libre, du 30 mai au 3 juin, dans le cadre du Festival TransAmériques. Peu après le meurtre en Colombie Britannique de son époux et collaborateur de longue date, l’artiste multimédia Jeremy Gordaneer, Thea Patterson rentre se réfugier auprès de sa communauté artistique montréalaise. Son amie et chorégraphe Rachel Harris lui propose alors de retourner en studio afin la soutenir dans son processus de deuil. La lecture de Performing Mourning, du dramaturge…
Le collectif d’artistes interdisciplinaire Théâtre indépendant présente l’intéressant thriller Extérieur/nuit où réalité et fantasmes se confondent. Au Prospero, dans le cadre du Festival TransAmériques, du 29 mai au 3 juin Monologuant tour à tour dans la nuit obscure de la ville, trois personnages énigmatiques et marginaux dévoilent peu à peu les aspects les plus sombres de leurs personnalités. L’escorte Cody_Ryan consomme de la drogue. Sandra a des pulsions destructrices. Joëlle, une adolescente de banlieue, se cache derrière des avatars virtuels pour rencontrer des amateurs de cam sexe. Des souvenirs douloureux du passé affleurent. Ils sont tous à la dérive. Extérieur/nuit explore une dramaturgie…
Le performeur et chorégraphe jamaïco-norvégien Harald Beharie présente en première nord-américaine le solo Batty boy, qui a remporté le prix norvégien Hedda de la meilleure performance de danse en 2023. Au Studio Hydro-Québec du Monument-National, dans le cadre du Festival TransAmériques, du 28 au 31 mai. Basé à Oslo, Harald Beharie explore dans son travail des modes alternatifs d’exister, d’être et de danser ensemble, tout en remettant en question les notions de normativité. La pièce Batty Bwoy se réapproprie l’expression offensante « batty bwoy » (garçon de cul) qui désigne en argot jamaïcain une personne queer. Le solo puise dans le climat d’homophobie…
Le metteur en scène et directeur artistique de la compagnie Carte Blanche Christian Lapointe propose l’opéra résolument moderne Hiroshima mon amour, en collaboration avec Chants libres et le Quatuor Bozzini. À l’Usine C, dans le cadre du Festival TransAmériques du 27 au 29 mai. En 1959, Alain Resnais et Marguerite Duras ont offert en mémoire de la tragédie nucléaire le mémorable film d’avant-garde Hiroshima mon amour. Un an plus tard, dans l’introduction du livre éponyme, Duras écrit qu’il s’agit d’un propos d’opéra et c’est de cette idée que la compositrice et écrivaine australienne Rósa Lind s’est emparée pour proposer à Christian Lapointe de…
Le théâtre documentaire et engagé Centroamérica du collectif mexicain Lagartijas Tiradas al Sol (Comme des lézards étendus au soleil) s’intéresse à la souffrance de l’Amérique centrale. Présenté en espagnol en version surtitrée dans les deux langues dans le cadre du Festival Trans-Amériques, jusqu’au 26 mai. Sur la scène dépouillée du Théâtre Rouge, un écran suspendu peint en bleu ciel à cour (sur lequel des vidéos seront projetées) et à jardin centre une peinture qui évoque une plage luxuriante. Juste devant, un petit bassin entouré de plantes. Autour de la scène, des chaises, des documents et quelques accessoires complètent le tout. Une…
