{"id":1029557,"date":"2023-02-04T18:55:33","date_gmt":"2023-02-04T23:55:33","guid":{"rendered":"https:\/\/myscena.org\/justin-bernard\/the-songs-of-jules-massenet-an-under-appreciated-repertoire\/"},"modified":"2023-02-05T13:32:10","modified_gmt":"2023-02-05T18:32:10","slug":"the-songs-of-jules-massenet-an-under-appreciated-repertoire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/aapadmin2.myscena.org\/fr\/justin-bernard\/the-songs-of-jules-massenet-an-under-appreciated-repertoire\/","title":{"rendered":"Jules Massenet: un r\u00e9pertoire de m\u00e9lodies sous-estim\u00e9"},"content":{"rendered":"\r\n<p class=\"has-drop-cap has-medium-font-size\">Au regard de l\u2019histoire, il appara\u00eet \u00e9vident que les m\u00e9lodies de Jules Massenet (1842-1912) ont \u00e9t\u00e9 \u00e9clips\u00e9es par ses \u0153uvres plus ambitieuses \u00e0 l\u2019op\u00e9ra (<i>Manon<\/i>,<i> Werther<\/i> ou encore <i>Cendrillon<\/i>, pour ne nommer que celles-l\u00e0). \u00ab\u00a0Massenet s\u2019abandonna \u00e0 ce don unique et \u00e0 cette aisance qui, dans ses m\u00e9lodies, conduisit \u00e0 un sentimentalisme sucr\u00e9. Elles ne peuvent \u00eatre recommand\u00e9es\u00a0\u00bb, tranchait le baryton Pierre Bernac (1899-1979) dans un livre sur l\u2019interpr\u00e9tation de la m\u00e9lodie fran\u00e7aise.<\/p>\r\n\r\n<p>Si ce r\u00e9pertoire n\u2019est connu aujourd\u2019hui qu\u2019\u00e0 travers quelques opus seulement, c\u2019est en partie d\u00fb \u00e0 la relative discr\u00e9tion du compositeur lui-m\u00eame sur le sujet. En effet, dans <i>Mes souvenirs<\/i>, Massenet ne dit pas un mot \u2013 ou presque \u2013 sur ses m\u00e9lodies qui forment pourtant, par le nombre et la vari\u00e9t\u00e9, une partie non n\u00e9gligeable de sa production, fait remarquer Jacques H\u00e9tu dans ses notes discographiques sur le r\u00e9cent coffret d\u2019ATMA Classique consacr\u00e9 au compositeur (voir encadr\u00e9).<\/p>\r\n<p>Une des raisons de ce d\u00e9sint\u00e9r\u00eat vient aussi du choix de certains po\u00e8mes mis en musique. La pauvret\u00e9 des rimes et du contenu d\u2019un certain Gustave Chouquet (1819-1886) saute aux yeux, ce qui n\u2019emp\u00eache pas Massenet d\u2019en faire un cycle de 3 chansons, intitul\u00e9 <i>Chants intimes <\/i>(1866). La m\u00eame ann\u00e9e, dans <i>Po\u00e8me d\u2019avril<\/i>, il compose 8 chansons sur des vers d\u2019Armand Silvestre (1837-1901), un po\u00e8te qui, \u00e0 l\u2019oppos\u00e9, \u00e9meut par l\u2019originalit\u00e9 et le raffinement de son \u00e9criture.<\/p>\r\n<p>Au cours de sa carri\u00e8re, et jusqu\u2019\u00e0 sa mort, Massenet puise \u00e9galement son inspiration aupr\u00e8s d\u2019une trentaine de femmes \u00e9crivaines et po\u00e9tesses, preuve d\u2019un esprit certainement en avance sur son temps. Outre Th\u00e9r\u00e8se Maquet (1858-1891), auteure des paroles de <i>Lui et elle<\/i>, <i>Beaux yeux que j\u2019aime<\/i>,<i> Les belles de nuit<\/i>, <i>Id\u00e9al <\/i>et <i>Aux \u00e9toiles<\/i>, mentionnons le quatuor f\u00e9minin gr\u00e2ce auquel Massenet \u00e9crit la majorit\u00e9 de son ultime recueil, <i>Expressions lyriques<\/i> (1912)\u00a0: Seymourina Poirson (1846-1931), la comtesse C\u00e9cile de Louvencourt, Madeleine Grain et Jeanne Dortzal (1878-1943) qui signe ici trois po\u00e8mes. Si le compositeur entreprend ce recueil, c\u2019est aussi sur la suggestion d\u2019une autre femme, la cantatrice Lucy Arbell (1878-1947).<\/p>\r\n<p>Le musicologue Damien Top insiste sur le caract\u00e8re novateur du style de Massenet, d\u00e9j\u00e0 annonciateur du chant d\u00e9clamatoire \u00e0 la mani\u00e8re de Debussy dans <i>Pell\u00e9as et M\u00e9lisande<\/i> (1902). Sa pr\u00e9dilection pour les voix graves et une tessiture centrale lui permet, selon lui, de se concentrer sur la diction et la compr\u00e9hension du po\u00e8me plus que sur la virtuosit\u00e9 vocale. \u00ab\u00a0La densit\u00e9 de l\u2019interpr\u00e9tation prime sur l\u2019ext\u00e9riorit\u00e9 d\u00e9monstrative. En cinquante ans, sa conception a relativement peu chang\u00e9 et s\u2019est \u00e9tablie comme l\u2019une des plus originales de l\u2019histoire de la musique fran\u00e7aise, o\u00f9 les efflorescences de la vocalit\u00e9 \u00e9mergent peu \u00e0 peu de la scansion du texte.\u00a0\u00bb<\/p>\r\n<h4><b>Un style entre romantisme et impressionnisme<\/b><\/h4>\r\n<p>Le chercheur italien Raffaele D\u2019Eredit\u00e0 reprend les termes d\u2019un c\u00e9l\u00e8bre musicographe de l\u2019\u00e9poque, Jean d\u2019Udine (1870-1938), pour qualifier ce style et son influence sur les compositeurs fran\u00e7ais du tournant du si\u00e8cle\u00a0: \u00ab\u00a0La \u201cm\u00e9lodie\u201d chez Massenet se constitue \u00e0 travers une fusion parfaite entre la recherche d\u2019une phrase \u00e9l\u00e9gante et voluptueuse, l\u2019extr\u00eame connaissance des potentialit\u00e9s de la voix chant\u00e9e et une attention rigoureuse \u00e0 l\u2019accentuation prosodique, apte \u00e0 sublimer la langue fran\u00e7aise.\u00a0\u00bb<\/p>\r\n<p>Si Massenet s\u2019attache \u00e0 composer une musique \u00e9pousant les inflexions de la voix parl\u00e9e, c\u2019est aussi d\u00fb en partie \u00e0 la fascination qu\u2019exer\u00e7aient sur lui des hommes et des femmes de th\u00e9\u00e2tre devenus ma\u00eetres dans l\u2019art oratoire, comme Mounet-Sully (1841-1916) et Sarah Bernhardt (1844-1923). En t\u00e9moigne le r\u00e9cit, dans ses m\u00e9moires, d\u2019une repr\u00e9sentation de la trag\u00e9die <i>Rome vaincue<\/i> d\u2019Alexandre Parodi en 1876, dans laquelle les deux acteurs \u00ab\u00a0avaient \u00e9t\u00e9 les protagonistes de[s]deux actes les plus \u00e9mouvants de l\u2019\u0153uvre\u00a0\u00bb d\u2019apr\u00e8s le compositeur. Cette remarque, formul\u00e9e tr\u00e8s justement par Jacques H\u00e9tu, vaut autant pour Massenet que pour Debussy, tr\u00e8s impr\u00e9gn\u00e9 lui aussi de l\u2019univers du th\u00e9\u00e2tre.<\/p>\r\n<p>Mais la filiation entre les deux ne s\u2019arr\u00eate pas l\u00e0. Dans <i>Le piano, r\u00e9v\u00e9lateur de l\u2019orchestre chez Massenet<\/i>, G\u00e9rard Cond\u00e9 estime qu\u2019une des caract\u00e9ristiques les plus originales de sa musique est \u00ab\u00a0d\u2019\u00eatre pens\u00e9e sous l\u2019angle de l\u2019acoustique, d\u2019\u00eatre une musique de son plus qu\u2019une musique de notes, d\u2019\u00eatre d\u2019autant plus remarquable quand elle cr\u00e9e un climat [\u2026] En ce sens, poursuit-il, la<i> M\u00e9ditation de Tha\u00efs<\/i> se r\u00e9v\u00e8le singuli\u00e8rement proche du<i> Pr\u00e9lude \u00e0 l\u2019apr\u00e8s-midi d\u2019un faune<\/i>, exactement contemporain.\u00a0\u00bb<\/p>\r\n<p>Parmi le corpus de m\u00e9lodies qui nous int\u00e9resse ici, il y en a quelques-unes qui \u00e9voquent particuli\u00e8rement bien un moment de vie, une impression, au-del\u00e0 des notes. <i>Sonnet matinal<\/i>, par exemple, est une pi\u00e8ce qui semble parfaitement d\u00e9peindre en musique le lever du jour. L\u2019attention port\u00e9e aux sonorit\u00e9s, aux reflets changeants et aux effets pianistiques propres \u00e0 l\u2019impressionnisme n\u2019a toutefois pas amen\u00e9 le compositeur \u00e0 d\u00e9passer le syst\u00e8me tonal, contrairement \u00e0 son compatriote Debussy. De ce point de vue, Massenet reste un homme du XIXe si\u00e8cle.<\/p>\r\n<p>Ses premi\u00e8res m\u00e9lodies, symbolis\u00e9es par <i>La fleur et le papillon <\/i>(1862) et <i>Po\u00e8me pastoral <\/i>(1872), t\u00e9moignent d\u2019un int\u00e9r\u00eat marqu\u00e9 pour des sujets bucoliques o\u00f9 la nature se m\u00eale aux sentiments humains. Certes, l\u2019ambiance qui s\u2019en d\u00e9gage est plus r\u00e9jouie et insouciante que n\u2019importe quels lieder de Schubert et de Schumann, mais nous ne sommes jamais \u00e0 l\u2019abri d\u2019un revirement malheureux. \u00ab\u00a0La nature, aujourd\u2019hui irr\u00e9m\u00e9diablement en d\u00e9clin, n\u2019est pas simple d\u00e9cor ou image fig\u00e9e dans le temps. Elle accompagne le po\u00e8te, dans cette qu\u00eate sous la lune, dans la nuit transfigur\u00e9e. La nature devient soupirs, regrets, l\u2019\u00e9cho des peines ressass\u00e9es. Elle est comme un miroir synchrone des sens\u00a0\u00bb, \u00e9crit Jacques H\u00e9tu \u00e0 propos du romantisme allemand. Et de poursuivre\u00a0: \u00ab\u00a0Ces chants, contrairement \u00e0\u0300 la m\u00e9lodie fran\u00e7aise de construction \u00e9litiste, \u00e9taient ancr\u00e9s dans la culture populaire. Certaines m\u00e9lodies de Massenet conservent un caract\u00e8re populaire \u2013 les cycles sont p\u00e9n\u00e9tr\u00e9s des paysages pittoresques des saisons, des atmosph\u00e8res contemplatives qui campent l\u2019action \u2013 et n\u2019appartiennent pas au m\u00eame registre <i>aristocratique <\/i>que les m\u00e9lodies de Faur\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\r\n<p>Le soin apport\u00e9 \u00e0 la prosodie et aux subtilit\u00e9s de la langue renvoie profond\u00e9ment \u00e0 la culture des salons litt\u00e9raires, ce qui fait de la musique de Massenet une musique r\u00e9solument <i>fran\u00e7aise<\/i>. N\u00e9anmoins, ces m\u00e9lodies ont quelque chose d\u2019allemand. \u00c0 l\u2019instar de Schubert, qui a notamment mis en musique l\u2019<i>Erlk\u00f6nig <\/i>de Goethe dans un lied rest\u00e9 c\u00e9l\u00e8bre, l\u2019auteur de <i>Manon <\/i>d\u00e9montre un go\u00fbt prononc\u00e9 pour le r\u00e9cit dramatique. La complainte qui cl\u00f4t le cycle <i>Po\u00e8me d\u2019avril<\/i> est admirable de ce point de vue. Pour l\u2019ancien directeur musical de la Biennale Massenet (1990-2012), Patrick Fournillier, \u00ab\u00a0Massenet compose en fonction d\u2019une trame litt\u00e9raire, du mot\u00a0: tous les changements de couleur orchestrale, d\u2019harmonie, de dynamisme qu\u2019il imagine sont li\u00e9s \u00e0 un texte\u00a0\u00bb. Jacques H\u00e9tu ne dit pas autre chose\u00a0: \u00ab\u00a0Les indications du ma\u00eetre <i>soutenu et expressif <\/i>\u2013 pour le piano \u2013 et <i>assez lent avec une exaltation toujours croissante <\/i>\u2013 pour la voix \u2013, souvent pr\u00e9sentes dans les didascalies, refl\u00e8tent la nature dramatique et l\u2019intensit\u00e9 expressive de sa musique.\u00a0\u00bb<\/p>\r\n<p>Massenet composera 25 op\u00e9ras, signe d\u2019une propension au lyrisme et d\u2019un sens aigu du drame musical. Ses m\u00e9lodies sont comme de petites sc\u00e8nes extraites d\u2019un ouvrage plus grand, un op\u00e9ra imaginaire, o\u00f9 se c\u00f4toient des amoureux transis, des animaux qui se mettent \u00e0 parler et des objets de la nature qui prennent soudainement vie. Debussy lui-m\u00eame parle de \u00ab\u00a0l\u2019emportement voluptueux qui caract\u00e9rise sa musique et la fait aimer d\u2019un amour presque d\u00e9fendu\u00a0\u00bb, tandis qu\u2019Henri Duparc, \u00e9galement compositeur, fait ce parall\u00e8le entre les deux\u00a0: \u00ab\u00a0Debussy veut trop plaire; il s\u2019attache trop \u00e0 la caresse des sons; il me ravit, mais je voudrais autre chose. Cette sensualit\u00e9 raffin\u00e9e, nous la trouvions d\u00e9j\u00e0 en partie chez M. Massenet.\u00a0\u00bb<\/p>\r\n<blockquote>\r\n<p>Au mois de d\u00e9cembre 2022, un nouveau coffret \u00ab\u00a0int\u00e9grale\u00a0\u00bb paru chez ATMA Classique a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 la Chapelle historique du Bon-Pasteur. Apr\u00e8s Poulenc, en 2013, et Faur\u00e9, en 2018, c\u2019est au tour de Massenet d\u2019avoir les honneurs de la maison de disques dirig\u00e9e par Johanne Goyette. Plac\u00e9 cette fois encore sous la direction artistique de Marc Boucher et avec la participation de l\u2019homme-orchestre Olivier Godin au piano, ce coffret de 13 disques est l\u2019aboutissement d\u2019un projet fondateur \u00e0 double titre. Il constitue non seulement la premi\u00e8re int\u00e9grale consacr\u00e9e au r\u00e9pertoire des m\u00e9lodies de Massenet, mais il entre d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 dans l\u2019histoire discographique canadienne moderne comme \u00e9tant le chantier le plus ambitieux jamais men\u00e9 au pays.<\/p>\r\n<h4><b>Les acteurs du projet<\/b><\/h4>\r\n<p>Les s\u00e9ances d\u2019enregistrement de ce projet pharaonique ont commenc\u00e9 \u00e0 l\u2019automne 2020. La crise sanitaire a offert paradoxalement des conditions b\u00e9n\u00e9fiques \u00e0 leur r\u00e9alisation dans la mesure o\u00f9 tous les interpr\u00e8tes demeuraient au Qu\u00e9bec au m\u00eame moment (en temps normal, nombreux sont ceux qui ont un agenda charg\u00e9 de concerts \u00e0 l\u2019\u00e9tranger). Pas moins de 17 chanteuses et chanteurs ont \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9s pour ce vaste corpus de 333 m\u00e9lodies, parmi lesquels des voix r\u00e9put\u00e9es\u00a0: Karina Gauvin, Sophie Naubert, Anna-Sophie Neher et Magali Simard-Gald\u00e8s, sopranos, Julie Boulianne et Mich\u00e8le Losier, mezzo-sopranos, Florence Bourget et Marie-Nicole Lemieux, contraltos, Fr\u00e9d\u00e9ric Antoun, Antoine B\u00e9langer, Antonio Figueroa, Emmanuel Hasler, Jo\u00e9 Lampron-Dandonneau et \u00c9ric Laporte, t\u00e9nors, ainsi que Marc Boucher, Jean-Fran\u00e7ois Lapointe et Hugo Laporte, barytons.\u00a0<\/p>\r\n<p>L\u2019essentiel de la collection est pens\u00e9 pour \u00eatre jou\u00e9 au piano. Et pas n\u2019importe lequel\u00a0: un piano de concert \u00c9rard de 1854, accord\u00e9 \u00e0 435 Hz conform\u00e9ment \u00e0 un arr\u00eat\u00e9 minist\u00e9riel de Paris (1859). Ainsi, la volont\u00e9 affich\u00e9e pour cette int\u00e9grale est d\u2019offrir un cadre acoustique proche de ce que Massenet lui-m\u00eame aurait connu en son temps.<\/p>\r\n<p>Quelques pi\u00e8ces seulement sont \u00e9crites tant\u00f4t pour violon, guitare, harpe, violoncelle et clavecin ou harmonium. Les musiciens Antoine Bareil, David Jacques, Val\u00e9rie Milot et St\u00e9phane T\u00e9treault ont particip\u00e9 au projet sur leur instrument respectif, tandis que les parties avec clavier ont \u00e9t\u00e9 assur\u00e9es par Olivier Godin. De plus, le corpus contient quelques passages parl\u00e9s, prononc\u00e9s par Marie-E\u0300ve Pelletier, Jean Marchand, mais aussi Jean-Fran\u00e7ois Lapointe, notamment dans les cycles de m\u00e9lodies des premiers volumes de la collection. D\u2019autres cycles s\u2019av\u00e8rent atypiques par l\u2019alternance entre des passages solos et choraux. Le <i>Po\u00e8me pastoral<\/i> (1872), par exemple, requiert jusqu\u2019\u00e0 4 voix diff\u00e9rentes dans la derni\u00e8re des six sc\u00e8nes, intitul\u00e9e <i>Adieux \u00e0 la prairie <\/i>(trio de femmes, t\u00e9nor et piano).\u00a0<\/p>\r\n<p>En faisant entendre l\u2019instrumentation originale de chaque m\u00e9lodie, cette int\u00e9grale cherche \u00e0 respecter au plus pr\u00e8s les intentions du compositeur et \u00e0 r\u00e9habiliter une partie importante de son h\u00e9ritage musical.<\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n<p>&nbsp;<\/p>\r\n<blockquote>\r\n<h4>Bibliographie<\/h4>\r\n<p>Raffaele, EREDIT\u00c0, D&rsquo;, \u00ab\u00a0Le compositeur \u00ab\u00a0enrichi\u00a0\u00bb: La r\u00e9ception controvers\u00e9e de l&rsquo;oeuvre de Massenet au prisme de sa condition sociale\u00a0\u00bb [en ligne], in: <em>Revue Proteus : Financement et valeurs de l&rsquo;art<\/em>, no 13\/janvier 2018, pp. 56-69. <a href=\"https:\/\/docplayer.fr\/109159582-Le-compositeur-enrichi-la-reception-controversee-de-l-oeuvre-de-massenet.html\">https:\/\/docplayer.fr\/109159582-Le-compositeur-enrichi-la-reception-controversee-de-l-oeuvre-de-massenet.html<\/a> (consult\u00e9 le 27 janvier 2023)<\/p>\r\n<p>Jacques H\u00c9TU, livret discographique, in: <em>Jules Massenet: i<\/em><em>nt\u00e9grale des m\u00e9lodies pour voix et piano<\/em> [en ligne], Analekta, Montr\u00e9al, 2022. <a href=\"https:\/\/atmaclassique.com\/storage\/2022\/11\/722056441728_e_Booklet_Massenet_Fi_2.pdf\">https:\/\/atmaclassique.com\/storage\/2022\/11\/722056441728_e_Booklet_Massenet_Fi_2.pdf<\/a> (consult\u00e9 le 27 janvier 2023)<\/p>\r\n<p>Damin TOP, \u00ab\u00a0Le testament lyrique de l&rsquo;expression m\u00e9lodique\u00a0\u00bb [en ligne], in: <em>Tempus<\/em> <em>perfectum<\/em>, no 9\/\u00e9t\u00e9 2012, Sym\u00e9trie, Lyon, p. 3. <a href=\"https:\/\/images.symetrie.com\/e\/p\/isbn_978-2-36485-008-8.pdf\">https:\/\/images.symetrie.com\/e\/p\/isbn_978-2-36485-008-8.pdf<\/a> (consult\u00e9 le 27 janvier 2023)<\/p>\r\n<\/blockquote>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au regard de l\u2019histoire, il appara\u00eet \u00e9vident que les m\u00e9lodies de Jules Massenet (1842-1912) ont \u00e9t\u00e9 \u00e9clips\u00e9es par ses \u0153uvres plus ambitieuses \u00e0 l\u2019op\u00e9ra (Manon, Werther ou encore Cendrillon, pour ne nommer que celles-l\u00e0). \u00ab\u00a0Massenet s\u2019abandonna \u00e0 ce don unique et \u00e0 cette aisance qui, dans ses m\u00e9lodies, conduisit \u00e0 un sentimentalisme sucr\u00e9. Elles ne<\/p>\n<div class=\"read-more hi\"><a href=\"https:\/\/aapadmin2.myscena.org\/fr\/justin-bernard\/the-songs-of-jules-massenet-an-under-appreciated-repertoire\/\" title=\"Continuer\">Continuer<\/a><\/div>\n","protected":false},"author":2811,"featured_media":1029475,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"rating_form_position":"","rating_results_position":"","mr_structured_data_type":"","footnotes":""},"categories":[17253,17263],"tags":[44100,38596,50264,35332,21930,36280],"class_list":{"0":"post-1029557","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-melodie","8":"category-romantique","9":"tag-atma-classique-fr-2","10":"tag-atma-classique-fr","11":"tag-jacques-hetu-fr","12":"tag-marc-boucher-fr","13":"tag-massenet-fr-7","14":"tag-olivier-godin-fr","15":"type-article-fr","16":"volume-volume-28","17":"issue-vol-28-issue-5-fr","18":"section-articles-de-fond"},"acf":[],"aioseo_notices":[],"multi-rating":{"mr_rating_results":[]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/aapadmin2.myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1029557"}],"collection":[{"href":"https:\/\/aapadmin2.myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/aapadmin2.myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/aapadmin2.myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2811"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/aapadmin2.myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1029557"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/aapadmin2.myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1029557\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/aapadmin2.myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1029475"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/aapadmin2.myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1029557"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/aapadmin2.myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1029557"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/aapadmin2.myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1029557"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}